dimanche 6 septembre 2020

L'ouvrage sur le métier ...

 Hello,


Juste pour dire que hier j'ai bossé sans compter mon temps sur 2 toiles qui, après un regard nouveau, me semblaient trop "plates" et manquant de "dash". Pfuiiii, j'y ai passé toute la journée et ce matin je garde (ouf) le sentiment que c'est mieux qu'avant.

Ce que je partage ici est que cette quête du "mieux/meilleur/plus" semble presque sans fin est cela est effrayant du coup. Je m'explique : en ce qui concerne ma petite personne (ou âme, chemin, karma...), je constate que le style et donc la manière de peindre évolue régulièrement. C'est déroutant car la vérité d'un jour ne reflète nécessairement pas celle du lendemain - avec ses sempiternels doutes et remises en question qui à la longue m'épuisent (parfois ou pas).

Voilà pourquoi l'art est magique, adoré et porté par la plupart. L'art est une création de chaque instant. Cela paraît éculé mais tout artiste met dans son art tout ce qu'il peut. C'est simple mais trop rare dans le monde des moldus, haha. Il y a ce génial/médiocre sentiment de sacrifice dans l'acte de tout donner. 

Vu que mon art est dit abstrait (j'aime pas trop ce terme sauf peut-être pour certaines croûtes sans profondeur ni propos que je vois souvent passer sur pinterest), je mets un point d'honneur à raconter "quelque chose", à offrir mon univers patiemment construit au fil de ma vie. Le reste n'est que blabla arty qui, faute de vrai propos, étale sa "confiture sur la tartine". Le vide sous-jacent est sous la fine couche de vernis. Lorsque je sens qu'une toile vire vers ce sentiment, je remets l'ouvrage sur le métier. La boucle est bouclée.

Bon, voilà. J'avais juste envie de dire que rien n'est acquis. Brrr, frissons ...

Allez, ...

Lenny
https://www.lennylennertz.online/

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